Marief

Luis PORQUET (critique d’Art)

(le courrier de l’Eure n° 1509 du 29 novembre 2006)

 

La peinture de MARIEF semble placée sous le signe du feu, de la fulgurance. Des personnages s’y livrent à un ballet étourdissant.

La palette qui, le plus souvent, privilégie les couleurs chaudes, semble aborder les formes, abolir les visages. Les corps fusionnent, livrés à l’ivresse de l’instant. Des scènes s ‘esquissent et se dissolvent. La vie se joue, comme sur une piste de bal, une scène ouverte et sans murs. La frénésie s’empare de vous, portant l’instant à l’incandescence. Le temps paraît se dissoudre dans les protubérances solaires.

 

Vanessa Stchogoleff (historienne d'art) 2012

http://www.exporevue.com/magazine/fr/index_marief.html

 

« semi-autodidacte » présente autour de la thématique humaine, ses peintures, techniques mixtes et dessins. Nourrie depuis toujours d’images réceptionnées, croquées au hasard des rues, de délires imaginaires et de références mythologiques, elle propose au visiteur d’appréhender l’ombre et la lumière, l’être et l’absent.

Michel Bornancin écrit que « Le corps est le moyen d'exprimer la vie de la personne, le corps est le vécu du sujet, il est le moyen de communication avec les autres,… c'est un corps culturel, social, humain». « L’humain » de Marief est insaisissable, mobile, il ondule devant nos yeux puis s’échappe. Une empreinte de vie rythmique dans un décor obscur, profond. Ses « présences », corps mobiles, fantomatiques, dont la fluidité s’élève vers le public pour le recouvrir, nous amène à réfléchir sur nos propres traces, influences sur l’environnement.

Jean-Henri Maisonneuve (critique d'art)2016

 

« Parfois nés d’un choc émotionnel suite à une rencontre fugace ou des regards échangés, dans le bus, la rue, le théâtre du monde, des portraits d’êtres troublés se trouvent transfigurés dans leur tragédie, traduite par l’acuité du trait, le ressenti de l’artiste guidant le geste, et le geste évacuant, tout en la fixant, la douloureuse empathie passée.

Les personnages, saisis dans leur rayonnement, leurs émanations plus que dans leur vérité physique, paraissent des silhouettes qui se glisseraient aisément dans de grandes œuvres